CP - Des crèches pour aider à l'insertion sociale et professionnelle des jeunes femmes en outre-mer

Le Service militaire adapté (SMA) a expérimenté cette solution à La Réunion et en Guadeloupe : un bel exemple qui génère du bénéfice social.


Quand on est très jeune et maman, suivre une formation pour apprendre un métier, relève du parcours du combattant : le SMA a lancé 2 expériences à La Réunion et en Guadeloupe.


Les bébés nés de très jeunes mères (entre 15 à 19 ans) sont plus nombreux dans les départements d’Outre-mer. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en Guadeloupe (3,1% des nouveau-nés), en Martinique (3,9%), à la Réunion (6%), à Mayotte (10%). Les jeunes mamans sont bien souvent en grande précarité et ne maîtrisent aucun métier. Pour leur permettre une insertion professionnelle et sociale réussie et ouvrir à une plus grande égalité des chances avec les jeunes hommes, le SMA (Service militaire adapté) a conçu des programmes sur-mesure pour accompagner ce public jeune, féminin et souvent très motivé.


La priorité est de créer les conditions de réussite pour apporter à ces jeunes mamans de la sérénité tout au long de leur formation : leur premier besoin reste la garde de leurs enfants en bas âge. Le SMA a ainsi initié la création de crèches expérimentales implantées près des régiments. Les enfants sont pris en charge la journée. Les mamans sont sécurisées et peuvent s’investir pleinement dans leur parcours de formation SMA qui s’appuie sur 3 piliers : savoir-être, savoir-faire, savoir-devenir.

Ce parcours leur offre un cadre unique pour se construire personnellement, apprendre du collectif, développer des compétences (12 grandes familles de métiers proposées) et acquérir suffisamment de maturité pour prendre en main leur avenir à la tête de leur famille. C’est un enjeu de Société, car dans la plupart des cas, les valeurs sont transmises par les femmes : en consolidant les fondations culturelles de la maman, c’est tout le système familial qui se stabilise.


Deux expériences positives qui génèrent du bénéfice social


Avec cet accompagnement personnalisé, ces jeunes mamans retrouvent confiance et estime de soi, développent leurs connaissances, expriment leurs talents et acquièrent des compétences professionnelles. Elles s’orientent en particulier vers les filières du social et d’aide à l’enfance ou encore vers les services liés au tourisme et à l’hôtellerie-restauration.


Essai transformé ! Les résultats positifs de ces deux expériences amènent le SMA à étendre le dispositif, dès 2021, à Mayotte, une zone prioritaire puisque 1 bébé sur 10 naît d’une très jeune maman (15 à 19 ans). En 2022, la généralisation à l’ensemble des territoires pourrait alors s’inscrire dans le cadre du nouveau projet #SMA2025+, orienté notamment vers les publics « femmes » et « mineurs ».

La mise en œuvre est également conditionnée à la présence d’opérateurs spécialisés, partenaires du SMA. A la Réunion et en Guadeloupe, les CAF et les Régions ont collaboré au dispositif expérimental.


Pour généraliser cette démarche, le SMA lance un appel aux opérateurs nationaux experts de la Petite Enfance, qui auraient la volonté de se développer dans les territoires d’Outre-mer.


Cette action, en réponse à une réalité locale, exprime parfaitement la philosophie du projet #SMA2025+ : en organisant l’écoute de tout l’écosystème de ces jeunes éloignés de l’emploi ou d’une scolarité structurante, l’ensemble des paramètres est réuni pour favoriser réussite et employabilité durable de ces volontaires et également pour renforcer le bénéfice social apporté à chaque territoire d’Outre-mer.


Echanges avec le général Thierry Laval, commandant le Service militaire adapté :


« En 10 ans, le nombre de femmes volontaires a été multiplié́ par 10 au SMA. Leur taux d’insertion est à 70,4% (76% dans les secteurs du tourisme et de l’hôtellerie) contre 82% pour les jeunes hommes. Dans le cadre de son projet #SMA2025, le Service militaire adapté a mis en œuvre une politique de long terme pour favoriser l’insertion durable des femmes au sein de leur territoire. Il développe des infrastructures pour mieux les accueillir au sein de chaque régiment et apporte des solutions à la garde d’enfants, en créant des Maisons des Mamans. En effet, les jeunes femmes ont plus de difficultés d’accès au monde du travail, deviennent mères très tôt pour une raison de positionnement social et financier. Pourtant, leur insertion est essentielle pour l’équilibre d’une société́ car elle produit un effet rebond sur la famille. La transmission des valeurs passe donc d’abord par ces jeunes femmes et le bénéfice social n’en est que plus fort ».


Depuis 3 ans, le bénéfice social est une nouvelle mesure créé par le SMA pour évaluer l’impact de ses actions. Le général ajoute :


« Le bénéfice social est ce que rapporte, à la collectivité, chaque euro investi par le SMA auprès des jeunes. Il s’inscrit dans notre Projet #SMA2025 axé sur la qualité du parcours du jeune. Cette mesure de performance représente un outil très objectif fondé sur le contrat de travail obtenu. Pour exemple, le bénéfice mesuré en 2019 (année de fonctionnement normal post-Covid) s’élevait à 17%, ce qui restera pour nous une année de référence. L’outil de modélisation qui a été créé pour cette mesure n’intègre pas les « coûts évités », comme la délinquance, la santé publique, les impacts sur les structures familiales, etc. Pour la collectivité, le bénéfice social global est ainsi bien supérieur à ce pourcentage ».


Agence Une Idée Com pour Le service de presse du SMA

MICHAËL DRAÏ - 01 43 29 00 48 - drai@uneidee.com

LAURENCE GILOT - 06 70 55 03 27 - laurence@com-and-tell.com


Le Service militaire adapté (SMA) en bref…


Entièrement tourné vers la réussite des jeunes d’Outre-mer (16-25 ans), le SMA est un modèle d’insertion sociale et professionnelle en milieu militaire unique dans son domaine.

Il offre un parcours vertueux entre savoir-être, savoir-faire et savoir-devenir à près de 6 000 jeunes par an. Chacun (re)découvre l’estime de soi, la confiance en ses propres capacités et construit un nouveau projet de vie contribuant au développement durable de son territoire. 80% d’entre eux prennent un nouveau départ avec un socle de valeurs, de connaissances et de compétences renforcé.


D’abord créé aux Antilles et en Guyane en 1961, le Service militaire adapté (SMA) a déployé son action à la Réunion (1965), en Nouvelle-Calédonie (1986), à Mayotte (1988) et en Polynésie française (1989). La ville de Périgueux accueille depuis 1995 le Centre de Formation du SMA où d’une part, les encadrants et bénévoles formateurs viennent se former avant de rejoindre leur régiment SMA et d’autre part, les jeunes d’Outre-mer approfondissent leur parcours d’apprentissage.


Le SMA rassemble une communauté totale de 120 000 volontaires formés depuis 60 ans. Environ 600 partenaires (entreprises, institutionnels et organismes de formation) et 1 200 encadrants militaires et bénévoles participent à la réussite du parcours chaque année. Le budget investi est de 71 M€ (donnée 2020).


Avec son projet #SMA2025, le Service militaire adapté s’inscrit dans la durée. Il s’appuie sur la qualité de son parcours, en amélioration permanente, sur la richesse apportée par la diversité et les nouveaux publics volontaires (femmes et mineurs) et sur l’engagement des parties prenantes comme clés de réussite.


Le SMA est mis à la disposition du Ministère des Outre-mer par le Ministère des Armées.